Ce que la Nature m'enseigne

J’aime m’immerger dans la Nature, parce qu’elle m’enseigne en permanence.


Elle m’enseigne à être dans le moment présent, à observer autour de moi : pour ne pas me perdre, pour voir les obstacles (une chute a tôt fait de me rappeler à l’ordre : se retrouver les genoux trouvés étalée dans une flaque de boue est assez vexant!).


Elle me guide vers la reconnexion avec mon corps et tous mes sens :

Mon corps et mes yeux perçoivent ce rayon de soleil réchauffant le corps et l’âme qui perce à travers les arbres.

Mon nez perçoit cette odeur qui me replonge en enfance ou m’aide à ancrer les sensations que j’éprouve sur le moment

Mes oreilles identifient les habitants autour de moi, l’arrivée du vent, la position de mon chien.

Pas après pas, je redescends dans mon corps : je le ressens, dans sa légèreté et ses lourdeurs, dans sa fluidité et ses tensions. J’apprends à le connaître et le re-connaitre : les tensions à simplement dérouiller par le mouvement et les tensions qui crient à l’aide et incitent à s'arrêter.

Elle me permet d’expérimenter un grande palette d’émotion : sérénité, bien être, frustration parfois puis acceptation, dépassement de soir, fierté, paix intérieure, joie, responsabilité, indépendance, liberté.



Une longue histoire

Depuis toute petite, j’aime la Nature.

Quand j’étais enfant, je me souviens que je me levais à 5h30 pendant mes vacances pour aider ma grand-mère à nourrir les veaux et faire la traite, J’adorais cette ambiance du matin dehors, avant que tout ne soit réveillé. Le froid, l'obscurité, les bruits des animaux, ceux plus mystérieux, le retour à l'intérieur pour profiter du petit déjeuné après s'être activée.

J’ai retrouvé cette ambiance plus tard lorsque j’étais palefrenière, comme je le racontais à Sofia l’autre jour, j’adorai ce moment où j’avais nourri les chevaux et je m’asseyais sur une botte de foin avec mon nescafé pas bon pour regarder le jour se lever sur la campagne au son des chevaux qui mangent, à l’odeur de leur corps mélangée à la paille.

C’est cette ambiance que j’ai aussi retrouvée en Laponie quand je commençais ma journée par nourrir la meute et faire les chenils.

C’est une partie de cette ambiance que je retrouve à chaque fois que je me réveille sous ma tente.


Quand l'Ego mène l'aventure

Pourtant, jeune adulte mes premières aventures, longues randonnées étaient menées par mon égo : je voulais me prouver et sûrement prouver autour de moi que j’étais capable de faire ça : le tour de Belle-Ile à pied, traverser les Gorges du Tarn etc.

J’écoutais peu vois pas du tout mon corps, seuls les kilomètre et l’objectif comptaient.

J'ai fait des choses débiles: marcher 3 jours avec une cheville comme une patate, ne pas renoncer à des sentiers glissants et dangereux alors qu'il pleuvait depuis 2 jours, ne pas écouter ma fatigue, aller toujours plus loin.


Les choses ont commencé à changer lorsque j’ai traversé le Vercors. Partie pour 3 semaines, j’ai pris plus de temps pour lire, posée devant ma tente, pour simplement observer la course des nuages et laisser mes pensées divaguer.


Je crois que mon expérience Lapone a eu raison de mon égo. Je suis allée au bout de mes limites physiques et émotionnelles, c’est comme si une part de moi avait dit à l’autre « Ok, tu vois, on peut le faire, on est capable, maintenant, quoi d’autre ?? ».

Cette expérience est ancrée dans mon corps, je le sens très fort.



Accepter ce qui est

Aujourd’hui, j’ai une toute autre approche de la Nature, et c’est cette expérience apaisée, curieuse que je vis.

Parce qu’aujourd’hui, je continue à repousser mes limites, à sortir de ma zone de confort en étant beaucoup plus bienveillante avec moi-même. En profitant de l’expérience pour ce qu’elle est et pas dans l’idée de pouvoir dit « je l’ai fait ».


La Nature m’apprends à accepter ce qui est : je ne peux rien changer à son état, à ce qu’elle m’offre, à ce qu’elle décide : ce ruisseau où je pensais faire boire mon chien totalement à sec, ce brouillard à couper au couteau qui m’attend au réveil.

Acceptation de mes propres conditions physiques et mentales aussi. Il y a quelques années, je me souviens être partie chargée pour 4 à 5 jours d’autonomie dans les Pyrénées avec mon chien. Au bout de 2 à 3h de marche, je me suis retrouvée dans un vallon très empierré, sous un orage. Je me sentais totalement désemparée, je n’avais pas du tout envie de monter ma petite tente sous cette pluie, j’avais beau essayer de me souvenir exactement de mes cours de physique pour évaluer les réels danger de dormir sous la tente sous cet orage, je ressentais de la peur et une énorme fatigue physique. Je pensais être en forme et une réalité tout à fait inattendue me rattrapait : je ne l’étais pas du tout, et n'avais plus les ressources pour me "pousser au cul".

J’ai donc dans un premier temps demandé refuge dans un refuge (un chien tout mouillé n’est pas le pass VIP idéal dans ces cas là!!). Comme on était hors saison, j’ai pu dormir dans un dortoir un peu à l’écart et ne pas rentrer dans le bâtiment principal. Le lendemain, je suis repartie heureuse face au panorama et super fatiguée, je commençais déjà à envisager un retour possible. A midi, je me sentais totalement incapable de marcher la boucle initialement prévue et j’ai écourté la randonnée.

La descente a été une longue souffrance : mes cuisses avaient du mal à me supporter.




Humilité et vulnérabilité


Concrètement, cette rando écourtée a été une grande leçon d’humilité. Je sais que quelques années plus tôt, j’aurais continué, poussée par mon égo.

Cette fois ci, j’ai écouté mon corps et accepté. Accepté ma condition, écouté la petite ritournelle de la honte et du « tu n’es pas capable »...je les ai laissé chanter un moment, puis je leur ai répondu que c’était ok. Je n’ai rien à prouver.

En raccourcissant ma boucle ce jour là, je signais un nouveau pacte avec moi même : accepter mes propres limites sans tomber dans le jugement de moi, sans considérer qu’elles me définissent. Prendre soin de moi pour pouvoir parcourir les aventures qui m’attiraient, accepter les conditions qui étaient les miennes (ainsi que les conditions climatiques;) ) Vivre la nature autrement : pas avec mon égo pour pouvoir partager de belles réussites sur les réseaux, mais avec mon cœur et mon âme pour me rencontrer moi-même avec honnêteté et vulnérabilité.

C’est cette expérience que je te propose de venir vivre avec moi, aujourd'hui je me sens prête et j'ai envie de t'accompagner dans cette aventure.


Je suis en train de créer des offres pour t’accompagner dans la nature : marche à la demie-journée, randonnée à la journée, week-end avec bivouac, il y aura de tout en fonction de tes envies et de ce qui t’appelle.

Si tu es intéressée, je te propose de t’inscrire sur cette liste d’attente ICI (et tu recevras la liste de ce que je mets dans mon sac à dos pour partir une journée):


Si tu le souhaites, tu peux aussi participer à une enquête pour m'aider à mieux comprendre ton rapport avec la Nature.


Je te remercie





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